07 12 14 Ansprache von Nuntius Périsset beim Empfang des Diplomatischen Corps in der Apostolischen Nuntiatur

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ANSPRACHE
DES APOSTOLISCHEN NUNTIUS IN DEUTSCHLAND
ERZBISCHOF DR. JEAN-CLAUDE PÉRISSET
BEIM EMPFANG DES DIPLOMATISCHEN CORPS IN DER APOSTOLISCHEN NUNTIATUR
(Berlin, 14. Dezember 2007)

 

Exzellenzen, sehr geehrte Kolleginnen und Kollegen!

 

Als neuer Doyen des Diplomatischen Corps - Sie wissen: in Deutschland ist die Übernahme dieses Amtes durch den Apostolischen Nuntius mit der Überreichung seines Beglaubigungsschreibens an den Herrn Bundespräsidenten verbunden - heiße ich Sie hier heute Abend herzlich willkommen. Dieser Empfang gibt mir die Möglichkeit, Sie gemeinsam zu begrüßen und so einen ersten Kontakt mit Ihnen aufzunehmen.

 

Da Sie schon mehr oder weniger lange in Berlin tätig sind, wissen Sie, dass viele Anlässe uns die Möglichkeit geben, einander zu begegnen. Mein Anliegen am heutigen Abend ist es, Sie am Anfang meines Dienstes als Doyen des Diplomatischen Corps bei mir zu empfangen, Sie zu begrüßen und Sie persönlich kennen zu lernen.

 

Ich danke Ihnen für Ihr Kommen und hoffe, dass wir uns noch häufiger begegnen werden, bevor ich Ihnen am Ende Ihrer Mission in Berlin den Silberteller als Abschiedsgeschenk der Kolleginnen und Kollegen überreichen darf. Bei dieser Gelegenheit werden wir dann sicher mehr Zeit für ein persönliches Gespräch haben, als es jetzt möglich ist.

 

Den heutigen Empfang, den ich als Amtsantritt in meiner Funktion als Doyen des Diplomatischen Corps betrachte, möchte ich mit dem Öffnen eines neuen Buches vergleichen: Man kann nicht alles sofort lesen, aber man kann darin blättern und so einen ersten Eindruck gewinnen. Auf uns angewandt, bedeutet das: Ich bekomme einen ersten Eindruck vom Diplomatischen Corps in Berlin - von seiner beträchtlichen Größe und seiner hohen Qualifikation. Und Sie können das Bild, das Sie von mir schon haben, ein Stück weit vertiefen.

 

Chers Collègues!

 

Nous sommes ici des diplomates. Et la diplomatie est faite de relations. Voilà pourquoi au début de ma mission ici à Berlin cette rencontre me donne l’occasion de vous connaître et par une première relation de vivre ce que la diplomatie signifie, parce que précisément si la diplomatie est relation, elle est au service des relations. Nous sommes envoyés par notre gouvernement auprès d’un autre gouvernement et ici à Berlin auprès du Gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne. Grande partie de notre activité est faite de rencontres bilatérales, multilatérales, régionales et mondiales. Tous nous avons eu déjà des expériences de ce genre aussi dans le bilatéral et surtout dans le multilatéral. Aujourd’hui il est vrai que le rôle des ambassadeurs est surtout de préparer des relations à un plus haut niveau, celui de nos chefs d’état, de nos gouvernements, qui grâce aux moyens de communication et de transport peuvent facilement passer d’un pays à l’autre. Mais précisément notre action est très importante dans la préparation de ces rencontres et ce n’est pas pour rien que parfois nous sommes appelés « les sherpas » des relations internationales. Et combien davantage dans les relations bilatérales si on veut obtenir des accords positifs  entre nos différents pays.

 

La relation, surtout dans la diplomatie, est toujours réciproque tant dans ses exigences que dans ses effets. La relation n’est pas seulement vers l’autre, elle est aussi vers moi-même, car dans la relation je reçois de l’autre quelque chose ou au moins je perçois des valeurs qui sont différentes. Ainsi je prends de plus en plus conscience de mes propres valeurs.

 

Je me souviens de mon expérience au Japon, où j’étais Secrétaire et je dois vous dire, ceux qui peut-être ont fait la même expérience en conviendront, que ce n’était pas facile, parce que non seulement les us et coutumes sont différents. Mais différente est aussi toute la mentalité dans les relations humaines. Il m’a fallu près d’une année pour surmonter un certain handicap dans les relations personnelles. Mais en même temps justement la diplomatie m’a aidé à apprécier ma culture occidentale, mes valeurs propres en comparaison de celles de Japon ; et j’ai vécu un peu la même chose  dans d’autres pays.

 

La diplomatie enfin est un moyen concret d’expérience et d’échange culturel, car en vivant dans d’autres pays on apprécie ses valeurs et ensuite on peut s’en faire les ambassadeurs dans nos propres pays. D’ailleurs, pratiquement toutes nos ambassades ont des attachés culturels pour favoriser ces échanges directement à ce niveau là. Par conséquence nous sommes des agents de la globalisation. On peut dire que le Corps Diplomatique est un peu les Nations Unies en miniature, parce que nous représentons ici  tous les pays du monde dans nos relations quotidiennes et surtout dans nos relations mutuelles lorsque nous nous retrouvons comme Corps.

 

Your Excellencies!

 

Our Diplomatic Corps in Berlin is still in the making, after the change and unification of Germany so that we had to move from Bonn to Berlin. Since we still have some of our colleagues in Bonn (even still the Vice-Dean), we hope that slowly we will all join here in Berlin to stay near one another. Moreover some embassies are still in building process, because it takes time to have the necessary offices ready for our work here in Berlin. Therefore I hope that during my time here in Berlin the Diplomatic Corps will be all active and resident in Berlin and that all the embassies will be acting and completed in their building.

 

The Corps as such is in a continuous change, because we have colleagues arriving and leaving and therefore our faces are changing, but the Corps remains. This is a chance for us to remain as a corps, always the same body present in the life of the Federal Republic of Germany here in Berlin. What is important is that the same spirit remains, a spirit of openness of one to the others, because the diplomat, due to his relations with others, is always open to others. And this is important. My special duty as doyen is to enforce the unity of our Corps and to keep alive the spirit of diplomacy in our relations. At the beginning of my coming here I want to start these relations with all of you and especially as a Corps and we will see us again on the tenth of January, when we present our congratulations to the President of the Federal Republic of Germany. Therefore I thank you for having come tonight here, so that I can start my mission as doyen together with all of you. My experience of being a doyen, during nine years in Bucharest, where I was also the doyen from the right beginning gives me like in perspective the hope that my mission will be a very joyful one for me and I hope also a  joyful one for you, that we may all together fulfil, when we give support to one another - not only when we have some difficulties but also when things are going well. We will enjoy to meet in different occasions. As we are nearing the feast of Christmas I wish to all of you:

 

Eine frohe Weihnacht und ein gutes Neues Jahr.

 

A nice Christmas and a fruitful New Year.

 

Un joyeux Noël et Bonne Année.

 

Un anno buono e un Santo Natale.

 

Feliz Navidad y prospero Año Nuevo.

 

Craciun fericit şi un An Nou prosper!

 

Thank you for coming here and all the best to all of you!